Montgeronbourg
PLU 2016
  PLAN DE LA PAGE Elaboration d’un projet de PLU (révision du PLU de 2013) Enquête publique Description du rapport du commissaire-enquêteur (CE) Analyse du rapport du CE : c’est la partie la plus longue. Chaque observation du public présentant un intérêt pour les thèmes défendus ici, est pointée. Ensuite, la réponse de la Ville à l’observation du public et le commentaire éventuel du CE à la réponse de la Ville, sont commentés. Contestation: recours devant le Tribunal administratif Analyse du jugement ELABORATION Par   délibération   du   28   avril   2014 ,   le   Conseil   municipal   a   prescrit   la révision du PLU 2013. Par   délibération   du   10   décembre   2015,    le   Conseil   municipal   a   arrêté un projet de PLU révisé. Le   compte-rendu   des   séances   du   Conseil   municipal   au   cours   desquelles   ces délibérations ont été votées se trouvent sur : montgeron.fr -> LA VILLE -> conseils municipaux et budgets -> archives conseils municipaux Entre   ces   2   dates,   de   nombreuses   réunions   ont   eu   lieu   entre   la   Ville et des habitants, membres d’associations. Le   projet,   tel   qu’arrêté   par   cette   dernière   délibération,   présentant quelques   graves   défauts,   2   recours   gracieux   ont   été   formés   le   3 février 2016 : ·    Un    premier     concernait    la    suppression    d’un    emplacement réservé   rue   Deglaire,   nécessaire   à   la   continuité   du   réseau   cyclable régional, ·  Un second   pour incompatibilité avec le PDUIF 2014, Une lettre d’accompagnement  expliquait la raison de 2 recours distincts. Aucune réponse à ces lettres. ENQUETE PUBLIQUE Un commissaire-enquêteur a été désigné par le Tribunal administratif de Versailles pour recueillir les avis du public sur ce projet. C’est la procédure obligatoire. L’enquête   publique   s’est   déroulée   du   3   juin   au   4   juillet   2016.   73   observations   ont   été   apposées   dans   le registre d’enquête. Parmi elles : lettre du 13 juin 2016 qui reproche au projet de PLU : o sur un plan général, de ne pas présenter un projet d’avenir global précis, raison d’être du remplacement des POS par les PLU. Le projet aurait du intégrer notamment l’orientation n°1 du SDRIF, à savoir le développement massif  des déplacements à pied et à vélo, o sur un plan juridique, de n’être pas compatible, ni avec le SDRIF, ni avec le PDUIF. lettre du 18 juin 2016 (complément à la précédente) rapport de 48 pages daté du 2 juin remis le 18 juin, d’un habitant de la rue du Moulin de Senlis sur la circulation dans cette rue et plus généralement sur le flanc exposé au nord est de la vallée de l’Yerres, Cet habitant proteste contre l’absence de prise en compte dans le projet de PLU, des difficultés de circulation dans ce secteur. Une autre enquête publique concernant le règlement local de publicité (RLP) s’est déroulée en même temps avec le même commissaire-enquêteur (CE) qui a rédigé un seul rapport pour les 2 enquêtes. DESCRIPTION DU RAPPORT Le corps de ce rapport  unique fait 181 pages et les annexes représentent un volume équivalent. Les   73   observations   ont   été   classées   par   thème,   une   même   observation   pouvant   concerner   plusieurs thèmes. Les thèmes qui concernent les sujets abordés sur ce site sont surlignés en vert. Pages   38   à   141 ,   observations   du   public   (classées   par   thème),   réponses   de   la   Ville   aux   dites   observations   et commentaires du CE. Entre parenthèses, le nombre d observations. o Pages 38 à 42 : concertation, communication (5) o Pages 42 à 43 : enquête publique (2) o Pages 43 à 47 : considérations générales (5) o Pages 47 à 50 : aménagement du territoire  (3) o Pages 50 à 52 : centre-ville (4) o Pages 53 à 54 : quartier du Réveil-Matin (2) o Pages 54 à 58 : quartier de la gare (6) o Pages 59 à 70 : déplacements (16) o Pages 70 à 73 : logement (3) o Pages 73 à 82 : projet EIFFAGE (24) o Pages 82 à 87 : propriété de Madame DARDERE (5) o Pages 87 à 88 : zonage à l’Est de la gare (7) o Pages 88 à 89 : projet de liaison piétonne gare/parking Foch (3) o Pages 89 à 91 : emplacement réservé République/Lelong (5) o Pages 91 à 96 : parcelles avec classement EVP (5) o Pages 96 à 97 : règle de constructibilité dans la bande des 25 mètres (3) o Pages 97 à 102 : environnement/plaine de Chalandray (6) o Pages 103 à 104 : linéaires commerciaux (3) o Pages 104 à 132 : évolution du règlement et du zonage (25) o Page 132 : développement économique (1) o Pages 132 à 134 : cahier de recommandations architecturales et paysagères (3) o Pages 134 à 138 : bâtis remarquables (6) o Pages 138 à 141 : divers (8) Pages 141 à 152  : avis des personnes publiques associées et réponses Pages 152 à 156  : questions du commissaire enquêteur et réponses Pages 160 à 163,  synthèse des observations et des réponses Pages 165 à 176,  conclusions du CE. ANALYSE DU RAPPORT Les citations sont en italiques. Les erreurs, manquements, contre-vérités ou affirmations non étayées sont en rouge. Les commentaires du CE qui confortent les thèses développées dans ce site, sont en vert. P age   29   :   le   CE   signale   à   la   Ville   le   3   mai   2016,   que   certains   éléments   sont   absents   du   dossier   qui   lui   a   été   remis.   Parmi   les éléments   absents,   les   avis   des   personnes   publiques   associées.   Dans   le   dossier   finalement   fourni,   l’avis   de   la   Région   ne   figure     toujours pas . Pages 36 et 37, le CE dresse la liste des principales contributions. Page   49    :   l’observation   66   suggère   une   OAP   (opération   d’aménagement   programmé)   sur   le   quartier   de   la   gare réponse   de   la   Ville   :   cet   outil   n’est   pas   adapté   au   quartier   de   la   gare,   que   la   ville   ne   souhaite   pas   bouleverser dans le cadre de son PLU Le    CE    commente    cette    réponse    ainsi    :    une    réflexion    s’avère    tout    de    même    nécessaire    sur    ce    quartier notamment au niveau du pôle transport et des liaisons douces . L’outil   est   adapté   au   quartier   de   la   gare   comme   il   l’est   au   quartier   du   Réveil-Matin.   Ce   serait   même   l’outil   idéal pour   y   aménager   un   pôle   multimodal.   Mais   la   Ville   ne   veut   pas   aménager   un   pôle   multimodal   selon   les orientations du SDRIF et du PDUIF. Elle ne l’écrit pas ainsi, mais cela transpire à travers toutes ses réponses. Rien   ne   dit   non   plus   qu’il   faille   bouleverser   ce   quartier   pour   aménager   un   pôle   multimodal.   Seule   l’étude préliminaire le dira. Et s’il fallait le faire, ce ne pourrait être que dans le cadre d’un PLU. Par contre, la construction d’immeubles dans ce quartier va le bouleverser. Page   58    :   réponse   de   la   Ville   à   l’observation   68   qui   concerne   le   quartier   de   la   gare   :   La   ville   a   intégré   des propositions   issues   des   réflexions   avec   les   habitants   sur   les   circulations   douces   ( élargissement   de   trottoirs notamment )   mais   il   faut   bien   comprendre   que   l ’aménagement   de   l’espace   public   à   proprement   parler   ne   relève pas sauf exception du PLU Les   propositions   des   habitants   ne   concernaient   pas   des   élargissements   de   trottoirs,   mais   des   tronçons   de circulations   douces   à   inclure   dans   le   PLU   et   surtout   l’inscription   d’un   réseau   complet   afin   d’obtenir   à   terme   une continuité des itinéraires piétons et cyclistes, avec les emplacements réservés nécessaires. Les élargissements de trottoirs sont une réponse qui n’est pas à l’échelle des insuffisances signalées. L’aménagement   de   l’espace   public   relève   bien   du   PLU   dans   lequel,   on   trouve   le   PADD   (Projet   d’Aménagement …) et une OAP (Opération d’Aménagement …). Le   CE,   dans   son   commentaire,   émet   une   critique   :   Préalablement   à   la   révision   du   PLU   une   étude   globale   de pôle,   sur   le   secteur,   aurait   pu   faire   émerger   des   pistes   d’amélioration   à   intégrer   dans   le   projet   de   PLU,   afin   de répondre aux enjeux à venir Page   59,    le   CE   regrette   que   le   plan   de   circulation   ne   soit   étudié   qu’après   la   révision   du   PLU,   alors   qu’il   mettra surement   en   exergue   des   points   qui   auraient   pu   être   intégrés   dans   le   projet   de   PLU   et   notamment   de   nouveaux emplacements réservés . Page 60, en réponse aux observations 6 et 9 qui concernent aussi le quartier de la gare, la Ville écrit : Le fait que 9 emplacements réservés sur 6 (*) se situent près de la gare prouve que la ville a particulièrement pris en compte les problématiques propres à ce quartier, contrairement à plusieurs affirmations. (*) il faut comprendre 6 sur 9. Par coïncidence, les numéros des observations sont également 6 et 9. La   seule   façon   de   prendre   en   compte   les   problématiques   propres   à   ce   quartier   est   de   réaliser   une   étude préliminaire   (financée   à   100%   par   le   STIF)   et   non   d’inscrire   au   PLU   quelques   petits   élargissements   de   trottoirs, pour faire bonne figure et se fabriquer des arguments. Page   61 ,    toujours   en   réponse   aux   observations   6   et   9,   la   Ville   écrit   :   Le   PLU   répond   aux   problèmes   évoqués par ce contributeur en limitant la densification de ce quartier, malgré les incitations en sens inverse de l’Etat . Les incitations à densifier de l’Etat s’appliquent dans un cercle de 1.000 m de rayon autour des gares. S’appuyer sur cette incitation de l’état révèle : soit une mauvaise lecture des textes (le SDRIF en l’occurrence), soit   la   volonté   de   vouloir   continuer   sur   la   lancée   du   PLU   2013   et   donc   de   construire   des   immeubles   dans ce   quartier   «   contraint   »   (ainsi   que   le   qualifie   le   PLU   2016)   au   lieu   de   prévoir   la   création   d’un   véritable   pôle multimodal. Page   61 ,   en   réponse   à   l’observation   12   demandant   de   réserver   des   emprises   sur   le   terrain   appartenant   à   la famille   DARDERE   pour   aménager   un   carrefour   à   l’angle   Concy/Leclerc,   la   Ville   écrit   :   La   ville   a   demandé   au Département   d’étudier   la   faisabilité   d’un   aménagement   du   carrefour.   Les   emprises   nécessaires   peuvent   être intégrées au PLU approuvé . C’est   inexact,   il   faut   une   enquête   publique   pour   intégrer   de   nouvelles   emprises   sur   des   terrains   privés.   C’est même un des rôles du PLU. Page   63 ,   en   réponse   à   l’observation   3   qui   demande   l’inscription   d’un   réseau   de   chemins   piétonniers   et   de pistes   cyclables   permettant   de   relier   tous   les   équipements   publics,   la   Ville   écrit   :   La   ville   partage   la   volonté d’améliorer   les   chemins   piétonniers   et   les   pistes   cyclables.   Toutefois,   la   mise   en   œuvre   de   ce   plan   ne   relève pas du PLU . Une étude spécifique sera lancée au second semestre . Il   ne   s’agit   pas   uniquement   d’améliorer,   mais   de   créer   un   réseau   complet   permettant   de   rejoindre   tous   les équipements publics. La mise en œuvre de ce plan relève précisément du PLU. C’est même inscrit page 8 du PADD. Les   programmes   de   travaux   annuels   pourraient   effectivement,   à   eux   seuls,   le   mettre   en   œuvre   s’il   n’y   avait   pas la   nécessité   d’inscrire   dans   le   PLU   les   emplacements   réservés   à   déterminer   par   l’étude   prévue,   étude   qui,   en février 2017, n’était toujours pas lancée. Le   CE,   après   avoir   passé   sous   silence   les   5   premières   pages   de    l observation   3   ( l ettre   du   13   juin   2016 )   qui   en comportent 6, repousse son commentaire en fin de thème (page 69) : le commissaire enquêteur pense que le PLU permet de prévoir des emplacements réservés si nécessaire Il ne prend aucun risque. Pages   64   à   66,    en   réponse   à   l’observation   8   qui   signale   une   incohérence   entre   le   PADD,   le   RP   et   le   plan   de zonage, la Ville écrit : «Les deux plans n’ont pas la même nature : - Le plan du PADD indique la trame d’un réseau de circulations douces - Le plan de zonage indique les emplacements réservés pour les élargissements de voirie. Penser   que   la   réalisation   d’itinéraires   doux   nécessite   systématiquement   des   élargissements   de   voirie… reflète une conception en partie dépassée de cette question  … La   remarque   du   demandeur   est   d’ailleurs   incohérente .   En   effet,   il   regrette   d’un   côté   que   la   ville   ait supprimé   l’emplacement   réservé   du   «   tronçon   1   »   (rue   Deglaire),   dont   la   réalisation   sur   environ   200   m   de long ,   impliquerait   le   rachat   d’une   douzaine   de   terrains   et   la   démolition   de   plusieurs    bâtiments,   mais   il   juge irréaliste   l’emplacement   réservé   (maintenu)   du   «   tronçon   3   »   (rue   du   Général   Leclerc),   d’une   longueur d’une centaine de mètres, qui ne concerne que 6 propriétés et n’implique aucune démolition de bâti. » Concernant   la   1ère   phrase   surlignée   en   jaune,   elle   est   exacte.   Les   2   plans   n’ont   pas   la   même   nature,   mais   ils doivent être cohérents entre eux , comme tous les éléments composants le PLU. Or, ce n est pas le cas. Comme   il   parait   difficile   d’imputer   à   la   Ville   et   à   son   service   de   l’urbanisme,   une   méconnaissance   totale   des règles   les   plus   élémentaires   de   l’urbanisme,   cette   réponse   ne   peut   être   motivée   que   par   la   volonté   de   la   Ville   de se débarrasser d’une observation à laquelle elle ne veut pas apporter de réponse. Concernant    la    2ème    phrase    surlignée    en    jaune,    elle    est    aussi    exacte .    Mais    ce    n’était    pas    le    sujet    de l’observation. Ensuite,    la    Ville    qualifie    d’incohérente    la    remarque    du    demandeur    au    motif    que,    d’un    côté,    il    regrette    la suppression d’un emplacement réservé, et que d’un autre côté, il juge irréaliste le maintien d’un autre. Il s’agissait de 2 avis effectivement différents mais sur 2 emplacements réservés eux-mêmes très différents : Le   premier,   rue   Deglaire,   a   déjà   été   mis   en   application   sur   6   parcelles.   Reste   6   parcelles   à   aligner   (et   non une   douzaine,   comme   l’écrit   la   Ville.   Deux   bâtiments   seraient   affectés    (et   non   plusieurs).   Suite   à   l’enquête publique,   la   Ville   a   rétabli   cet   emplacement   réservé   faisant   donc   fi   des   inconvénients   cités   par   elle   et sensiblement exagérés. S’il était appliqué, il résoudrait les problèmes piétons et cyclistes. Le   second,   rue   du   Général   Leclerc,   existe   depuis   plus   de   20   ans   (sans   doute   30)   dans   les   POS   successifs ainsi   que   dans   le   PLU   précédent   sans   avoir   jamais   connu   un   début   d’exécution.   Une   description   de   cet emplacement   réservé   figure   dans   la   page   «   Etat   des   lieux    ».   S’il   était   appliqué,   il   résoudrait   les   problémes piétons, mais pas ceux des cyclistes. Il   est   dommageable   que   le   CE   n’ait   pas   réagi   sur   le   champ   à   cette   façon   de   répondre   de   la   Ville,   en   reportant son commentaire en fin de thème. Par contre, page 154, le CE rejoint l’observation 8 avec cette question : Qu’est-il prévu pour mettre en place le schéma inscrit au PADD ? La Ville répond : Un plan de circulation douce doit être mis à l’étude. Il n’est donc rien prévu dans ce PLU, ce qui confirme que le PADD et le plan de zonage ne sont pas cohérents . Pages   66   et   67 ,   en   réponse   aux   observations   6,   9,   35   et   48,   la   Ville   écrit   :   il   sera   proposé   au   conseil   municipal de réinstaurer l’emplacement réservé de la rue Léon Deglaire. Ceci était l’objet du recours gracieux du 3 février 2016  qui n’avait fait l’objet d’aucune réponse. Pages   67   et   68 ,   en   réponse   à   l’observation   51   demandant   un   cheminement   nord-sud    sur   l’emprise   du   parc du lycée, la Ville répond : Le principe de liaison à créer dans le parc du Lycée figure sur le plan de zonage C’est   exact,   mais   il   s’agit   d’une   liaison   est-ouest .   Le   CE,   page   69,   écrit   :   en   réponse   à   la   question   51   le   maître d’ouvrage confirme le principe de liaison à créer dans le parc du Lycée qui figure sur le plan de zonage Le CE a repoussé une partie de ses commentaires en fin de thème. Commentaires de fin de thème (page 69) : Le CE pointe le fait que la Ville ne répond pas à 2 questions : o La   première,   page   68,   concerne   l’emplacement   réservé   demandé   par   le   maire   fin   2014/   début 2015, pour relier la rue des Prés Montagne de Crèvecoeur à la propriété Rottembourg o La seconde, concerne la demande d’une étude préliminaire du pôle multimodal. Le CE conclut ce thème des circulations douces ainsi : Il   aurait   été   souhaitable   que   l’étude   pour   l’élaboration   d’un   schéma   directeur   des   liaisons   douces   soit préalable à l’arrêt du projet de PLU…. C’est une conclusion a minima qui, de plus, n’a pas été reprise dans ses réserves et recommandations. Cependant,   le   CE   est   plus   percutant   dans   le   chapitre   dans   lequel   il   formule   ses   observations   et   pose   des questions. Questions du commissaire enquêteur  (pages 152 à 156) : Page   154,   il   écrit   :   Le   PADD   fait   apparaitre   un   schéma   de   liaison   douce   sur   l’ensemble   de   la commune.   Le   rapport   de   présentation   prévoit   la   création   de   nouvelles   liaisons   mais   ne   fait   pas apparaitre de façon très précise le schéma . La   révision   du   PLU   est   l’occasion   d’inscrire   de   nouveaux   emplacements   réservés   pour   à   terme permettre la réalisation et la constitution d’un véritable réseau de liaisons douces. Qu’est-il prévu pour mettre en place le schéma inscrit au PADD ? La réponse de la Ville est, comme d’habitude, que le plan de circulation doit être mis à l’étude. Page   155,    (voir   le   lien)   le   CE   pose   les   bonnes   questions   sur   le   quartier   de   la   gare.   La   Ville   répond   qu’elle   a déjà répondu « plus haut ». La   page   155   montre   que   la   Ville   ne   veut   rien   faire   sur   le   quartier   de   la   gare,   à   part   construire   des immeubles, Cette position de la Ville va à l’encontre des orientations du SDRIF et du PDUIF. Commentaire du CE sur la réponse de la Ville  (page 156) : Le   maitre   d’ouvrage   n’apporte   aucune   réponse   à   la   question   de   savoir   si   une   réflexion   globale, d’évolution du quartier, a été menée à l’occasion de la révision du PLU. …. Les   questions   liées   à   l’évolution   du   pôle   de   transport,   des   augmentations   de   circulations   automobiles liées     aux     différents     projets     immobiliers     sur     Montgeron     et     Yerres,     d’élargissements     des franchissements   ou   création   de   nouveaux   passages   piétons   sous   les   voies   SNCF,   du   devenir   de   la partie   inondable   de   la   propriété   de   Madame   Dardère,   …auraient   pu   faire   l’objet   d’une   réflexion poussée ayant des impacts sur le projet de PLU. Le   CE   est   relativement   conciliant   en   écrivant   «   pu   faire   l’objet   »   au   lieu   de   «   du   faire   l’objet   »,   pour   être   en phase avec le SDRIF et le PDUIF.   0 0 0 Par   délibération   du   3   novembre   2016,   le   Conseil   municipal   a   approuvé   le   projet   de   PLU   corrigé   suite aux réserves du CE : PADD , rapport de présentation , réglement,   plan de zonage CONTESTATION Deux recours gracieux ont été formulés : ·   Celui   de   Pierre   Ogier   du   8   décembre.   Il   concernait   principalement   le   zonage   dans   le   quartier   de   la gare, zonage permettant la construction d’un immeuble angle rues de Concy et Général Leclerc, · Celui de l’association Montgeron Environnement qui portait sur plusieurs sujets. Ils ont été rejetés. Un   seul   recours   contentieux    contre   le   PLU   a   été   formé.   Il   a   été   enregistré   au   Tribunal   administratif   (TA) de Versailles le 28 décembre 2016. La Ville avait jusquau 31 mars 2017 pour y répondre. Le 21 juin, en l’absence  de réaction de la Ville, le TA a donné un nouveau délai d’un mois. Puis, le Tribunal a pris une ordonnance fixant la date de la clôture de l'instruction au 17 octobre 2017. Quelques jours avant cette date limite, la Ville a enfin déposé son mémoire en défense. Des conclusions en réplique ont été déposées le 22 décembre 2017 auxquelles la Ville a répondu le 12 avril 2018 par un mémoire en défense n°2. Enfin, des conclusions en réplique n° 2 ont été déposées le 21 juin 2018. Seuls ces 2 derniers documents sont à prendre en considération, car ils reprennent les dires des précédents. Lors de l’audience du 2 juillet 2018, Madame le rapporteur public, pour démontrer que la Ville avait de la place pour la réalisation d’un futur pôle multimodal malgré l’inscription au plan de zonage de 2 zones d’immeubles, a parlé de «l’étendue géographique importante de la zone UDa», ce qui est pour le moins étonnant quand on connait les lieux. Ceci a suscité une note en délibéré avec les pièces jointes suivantes pour démontrer l’inanité d’une telle affirmation : Extrait du plan de zonage du PLU montrant les zones UDa et UEc Extrait du plan de zonage du PLU comparant la superficie de la gare routière du Lycée et la superficie de la place Joseph Piette, extrait Google Maps des environs de la gare. Malgré cette note en délibéré démontrant l’impossibilité de réaliser un pôle multimodal sur la seule place Piette, le jugement du 16 juillet a conclu à un rejet du recours. ANALYSE DU JUGEMENT Un   des   griefs   du   recours   est   l’absence   dans   le   PLU   d’un   pôle   multimodal   avec   tous   ses   attributs,   notamment,   parvis piétons   et   gare   routière   ou,   du   moins,   l’absence   d’un   périmètre   d’attente   permettant   de   le   réaliser   ultérieurement. A la   place   de   ce   périmètre,   figurent   2   zones   d’immeubles,   UDa   et   UEc   qui   compromettent   gravement   le   futur   pôle multimodal. Le   juge   administratif   rappelle   (§   5)   qu’il   exerce   un   simple   contrôle   de   compatibilité,   ce   qui   va   plutôt   dans   le   sens   du recours. Mais, dès le § 6, les « considérant » partent dans le mauvais sens (en italiques, les extraits du jugement) : la commune de Montgeron dispose d’un pôle multimodal ; oui, mais pas au sens du PDUIF, le   PADD   prévoit   également   l’amélioration   du   pôle   que   constitue   la   gare   ;   oui,   mais   cette   intention   ne   se retrouve pas dans les autres documents du PLU, Mais, le « clou » des « considérant » est : l’étendue   géographique   importante   de   la   zone   UDa   et   la   superficie   minime   qu’occupe   le   quartier   de   la   gare dans    cette    zone    permet    aisément    d’imaginer    …    à    la    fois    la    réalisation    d’aménagements    en    faveur    d’une multimodalité et la construction d’habitats collectifs. C’est   la   reprise   mot   pour   mot   d’un   alinéa   du   mémoire   en   défense   n°   2   (page   8)   auquel   les   conclusions   en   réplique n°2  avaient répondu : «   Contrairement   à   ce   que   soutient   la   Commune   dans   ses   écritures,   cette   zone   Uda   est   déjà   densément   occupée   par   des immeubles   collectifs   et   sa   superficie   est   assez   réduite,   si   bien   qu’elle   ne   permettra   pas   l’accueil   des   équipements   exigés   au regard des standards des pôles multimodaux. » C’est une affirmation contre une autre affirmation. Lors de l’audience, le Rapporteur public, dans ses conclusions, a affirmé également que « l’étendue géographique  de la zone UDa » est largement suffisante pour la création future d’un pôle multimodal. Ceci a suscité une note en délibéré dans laquelle il a été démontré, extraits du plan de zonage et de Google Maps à l’appui, que le seul espace libre de cette zone est la place Piette dont la surface est inférieure à la gare routière du lycée (7.000 entrants en gare contre 3.100 élèves). Que   le   juge,   sans   connaitre   les   lieux,   fasse   sienne   une   affirmation   de   la   commune   contredite   par   une   affirmation   du requérant   _   toutes   les   2   sans   preuves   _   est   déjà   contestable.   Mais   qu’il   le   fasse,   après   une   démonstration,   plans   à l’appui, que l’affirmation de la commune est grossièrement erronée, est incompréhensible. Le   considérant   n°   7   dit   que   les   emplacements   réservés   autour   de   la   gare   font   que   le   PLU   est   tout   à   fait   compatible avec   les   actions   3.1   «   aménager   la   rue   pour   le   piéton   »   et   4.1   «   rendre   la   voirie   cyclable   »    du   PDU.    C’est   certes compatible, mais très insuffisant. Mais comment le démontrer en l’absence d’études ? Le   considérant   n°   8   dit   que   le   PADD   va   dans   le   sens   des   actions   3.1   et   4.1   du   PDUIF   et   n’est   donc   pas   incompatible avec   celui-ci.   C’est   vrai,   mais   d’une   part,   le   PADD   n’est   pas   un   document   opposable   et   d’autre   part,   ce   n’est   pas   mis en   application   dans   les   autres   pièces   du   PLU.   Le   PADD   est   un   recueil   de   toutes   les   bonnes   intentions   possibles   et imaginables, de sorte qu’il ne peut pas être incompatible avec le PDUIF. Conclusion   1   :   la   probabilité   de   voir   un   PLU   annulé   pour   les   motifs   présentés,   est   faible   (Voir   à   ce   sujet   la   page « Etat   des   lieux »      avec   l’analyse   du   jugement   rejetant   le   recours   contre   le   PLU   2013).   Ce   qui   peut   se   comprendre   de la   part   d’un   juge   peu   sensibilisé   aux   thèmes   développés   ici.   Mais,   c’est   un   mauvais   signal   envoyé   aux   communes qui font peu pour le développement des modes actifs. Conclusion   2    :   implicitement,   le   jugement   confirme   la   nécessité   d’un   pôle   multimodal   et   la   nécessité   d’aménager   la rue pour le piéton et de rendre la voirie cyclable selon les préconisations du PDUIF.  
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dernière actualisation : 5 septembre 2018